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Changer d’entreprise de nettoyage : comment ça se passe, et que devient le personnel en place ?

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  • Dernière modification de la publication :17/09/2026
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Changer d’entreprise de nettoyage : comment ça se passe, et que devient le personnel en place ?

Beaucoup de responsables de site repoussent ce changement par crainte d’une coupure de service, d’un conflit social ou d’un contrat impossible à résilier. En réalité, le cadre est prévu par la convention collective, et une transition bien menée ne se voit pas.

Trois craintes, presque toujours les mêmes

Quand un contrat de propreté ne donne plus satisfaction — passages irréguliers, agents qui changent tous les mois, réclamations sans réponse — la décision de changer traîne souvent des mois. Trois raisons reviennent systématiquement.

« Je vais me retrouver sans personne du jour au lendemain. » C’est la crainte la plus répandue, et la plus facile à écarter : la reprise du marché est organisée, et dans la plupart des cas les agents déjà présents sur votre site continuent d’y travailler.

« Je ne veux pas mettre des gens dehors. » C’est tout l’objet de l’article 7 de la convention collective des entreprises de propreté : sous certaines conditions, le nouveau prestataire a l’obligation de reprendre les salariés affectés au site, avec leur contrat, leur ancienneté et leur rémunération.

« Mon contrat est sûrement impossible à résilier. » Souvent, il est simplement à tacite reconduction, avec un préavis de un à trois mois. Encore faut-il aller le relire.

La reprise du personnel : ce que prévoit la convention collective

Le secteur de la propreté est l’un des rares où le changement de prestataire est encadré par un texte précis : l’article 7 de la convention collective nationale des entreprises de propreté et services associés (l’ancienne « annexe 7 »). Quand un marché passe d’une entreprise à une autre, les salariés qui remplissent les conditions sont transférés au nouveau prestataire — même employeur en moins, même poste, même site.

Les conditions pour qu’un salarié soit repris

  • Être en CDI et affecté au marché depuis au moins 6 mois à la fin du contrat commercial (ou être en CDD remplaçant un salarié qui remplit cette condition).
  • Y consacrer une part significative de son temps — au moins 30 % du temps de travail total pour les agents de service et chefs d’équipe ; les agents de maîtrise doivent être affectés exclusivement au marché.
  • Ne pas être absent depuis 4 mois ou plus à la date de fin du contrat (le congé maternité et l’activité partielle ne comptent pas dans ce calcul).
  • L’entreprise sortante transmet les informations (liste des salariés, contrats, ancienneté, éléments de paie) sous 8 jours ouvrables après demande écrite du nouveau prestataire.

Concrètement, pour vous : les visages que vos collaborateurs croisent le matin ne changent pas. Ce qui change, c’est l’encadrement, les méthodes, le matériel et le suivi — c’est-à-dire précisément ce qui n’allait pas.

Avant de bouger : relisez votre contrat actuel

Trois informations suffisent, et elles tiennent en général sur la première page et la dernière.

Ce qu’il faut repérer dans votre contrat

  • La durée et la date anniversaire — la plupart des contrats de propreté sont annuels, reconduits tacitement.
  • Le préavis de résiliation — souvent un à trois mois avant la date anniversaire. C’est lui qui fixe votre calendrier.
  • La forme exigée — presque toujours une lettre recommandée avec accusé de réception. Un e-mail ne suffit pas.
  • Le périmètre facturé — utile pour comparer honnêtement deux devis : surfaces, fréquences, vitrerie, produits et consommables inclus ou non.

Si vous ne retrouvez pas le contrat, votre prestataire actuel est tenu de vous en fournir une copie. Et si la date anniversaire est passée depuis peu, cela ne change rien à la préparation : autant la lancer maintenant pour être prêt l’année suivante.

À quoi ressemble une transition bien menée

Une visite du site avant tout chiffrage. Personne ne peut évaluer sérieusement un site sans l’avoir vu : surfaces réelles, revêtements, contraintes d’horaires, points sensibles. Un devis établi au téléphone est un devis qui sera révisé ensuite.

Un cahier des charges écrit, zone par zone. Ce qui est fait, à quelle fréquence, par qui, et ce qui n’est pas inclus. C’est ce document qui évite les malentendus au troisième mois.

La reprise des équipes et leur intégration. Les salariés transférés sont accueillis, formés à nos méthodes et à notre matériel, et encadrés par un chef d’équipe. Beaucoup de difficultés attribuées aux agents viennent en réalité d’un défaut d’encadrement.

Une période de contrôle renforcé au démarrage. Les premières semaines, les passages sont contrôlés de près et corrigés vite. C’est le moment où se joue la réputation d’un nouveau prestataire.

Un interlocuteur unique. Une personne qui connaît votre site, que vous appelez directement, et qui ne change pas tous les trimestres.

Le calendrier type

  • 3 mois avant — relecture du contrat, visite des sites, devis comparés.
  • 2 mois avant — décision et envoi de la résiliation en recommandé.
  • 1 mois avant — demande écrite des informations de reprise du personnel, rencontre des équipes, planning validé.
  • Jour J — démarrage avec les mêmes agents, un encadrement en place et un cahier de liaison sur site.

Questions fréquentes

Vais-je subir une coupure de service ?

Non. Le nouveau prestataire prend le relais le lendemain de la fin du contrat précédent, avec le plus souvent les mêmes agents. C’est justement l’intérêt du mécanisme de reprise.

Dois-je prévenir mes salariés ou mon CSE ?

Les salariés concernés sont ceux du prestataire, pas les vôtres : c’est l’entreprise sortante qui les informe. De votre côté, prévenir les équipes du changement d’organisation évite les surprises.

Et si les agents actuels ne conviennent pas ?

La reprise porte sur les postes, pas sur l’organisation. Encadrement, méthodes, fréquences et matériel sont redéfinis avec vous — c’est souvent ce qui suffit à régler la situation.

Combien de temps pour obtenir un devis ?

Nous nous déplaçons sous quelques jours, et le devis écrit suit la visite. Étude gratuite et sans engagement.

Reprendre un contrat en cours, c’est notre quotidien

PROPtech entretient des bureaux, des immeubles, des hôtels et des sites industriels depuis 2000, en Île-de-France depuis Compans et en Occitanie depuis l’agence de Toulouse. La majorité de nos contrats sont des reprises : nous connaissons le calendrier, les obligations de chacun et les points de vigilance. Voir nos services ou nos références.

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